Trente millions de visiteurs uniques par mois. Quatre-vingt-dix millions d'annonces en ligne. Six cents personnes en product et tech, une soixantaine de feature teams. À cette échelle, mesurer l'impact d'une feature n'est pas une question de méthodologie pure. C'est une question d'écosystème, de culture et de décision. Romaïssa Cherbal a construit cette méthode sur plusieurs années chez Leboncoin. Elle la dit pragmatique, imparfaite, et actionnable.
1. Confondre signal local et impact global
Trois exemples de lectures naïves
"On ne modifie pas juste un chiffre en lançant une nouvelle feature, on ne modifie pas juste un KPI, on va venir toucher à l'équilibre de l'intégralité de l'écosystème."
2. Le end-to-end avant le KPI
L'exemple de la protection panne
3. Deux lectures obligatoires
Le glaive : KPI offensif
Le bouclier : KPI défensif
Seuils et baselines
Coordination entre équipes
4. Quatre niveaux de tests selon le risque
La fake door
Le roll-out progressif
Le proof of concept
L'A/B test complet
5. Trois fake doors en un mois pour sécuriser un demi-million d'euros de dev
Les trois tests
Le résultat
L'arbre décisionnel
6. Si tu fais un truc imparfait, c'est toujours mieux que de ne rien faire
La culture du fail fast
"Si tu fais un truc imparfait, c'est toujours mieux que de ne rien faire. C'est le fameux fail fast, learn fast."
7. La culture ne se décrète pas, elle se vit au quotidien
Les démos de tribe
Le monthly data
Les points d'expertise ad hoc
Le binômage produit-tech
Les décisions sans regret
8. Mesurer, ce n'est pas prouver qu'on a réussi
"Mesurer, ce n'est pas juste prouver qu'on a réussi, c'est vraiment ça vous permet de décider. Et il n'y a rien, tous les KPIs du monde, tous les A/B tests du monde ne vont pas vous empêcher de prendre une décision. Donc, c'est notre taf en tant que product de prendre des décisions et de les assumer après."
